Indignons nous !

Indignons-nous !

Je suis, comme beaucoup d’autres, de ceux qui sont nés dans la période faste de l’après-guerre, avec la promesse de la paix, dans un contexte de croissance économique dans lequel les technologies semblaient sans limites, omnipotentes et porteuses de vertus. Le progrès accompagnant la croissance, ou vice-versa, on ne sait, donnait l’illusion qu’il était possible de croître sans limite et que dans le cadre de cette croissance le monde devenait meilleur.
La prise de conscience est-elle l’apanage de l’âge ? Je ne sais dire, le résultat est que je m’interroge. En fait je ne m’interroge plus, je m’inssurge, je m’indigne ! Il y a quelques années , les actions des indignados espagnols ont peut-être montré que non, finalement ce n’est peut-être pas l’âge qui fait venir la raison, alors ? Serais-je devenu philosophe ?

Le doute insidieux a peut-être été semé en moi lorsque j’ai vu pour la première fois la planète bleue depuis l’espace dans les années 1960. Collégien à l’époque, il devenait d’un coup évident que nous étions tous – seulement trois milliards de terriens à l’époque – embarqués sur le même vaisseau et que les bêtises des uns allaient impacter les autres.
Néanmoins, de Maltus à Joseph Kessel et de Stanley Kubrick à Rabelais (Science sans conscience n’est que ruine de l’âme) combien aura-t-il fallu de Stéphane Hessel (à qui j’emprunte le titre de ce blog) pour finalement me réveiller ? Trop, sûrement.
Merci monsieur Hessel.

Il aura finalement suffi d’une bonne petite catastrophe (de Fukushima) pour me donner ce déclic et me pousser à partager plus largement mes constatations , quelquefois amères, au travers de ce blog. J’espère que mes réflexions pourront alimenter utilement un débat nécessaire autour du futur de l’humanité.
Sans être un Cassandre de plus – je vais m’y efforcer – je me propose de rapporter ici le résultat de mes interrogations permanentes et de mon insatiable curiosité.

Avec un peu de chance, nos descendants ne subiront pas le sort des habitants de l’île de Pâques qui auraient disparus en même temps que le dernier arbre qui les nourrissait (j’utilise le conditionnel, rien n’est prouvé je crois, mais l’image exprime bien mon propos).

Pour finir, j’ai choisi de m’exprimer en Français. Familier de l’Anglais, j’aurais pu choisir une audience plus large en optant pour la langue de Darwin, mais je pense que notre culture méditerranéenne peut apporter sa pierre à l’édifice mondial, et que le Français est un de ses étendards.

« Moi, j’écris pour agir » (Monsieur de Voltaire)

Denis Gadot alias Egavar

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